Marjorie Lajoie porte le Canada en danse sur glace aux Jeux de 2026

Marjorie Lajoie porte le Canada en danse sur glace aux Jeux de 2026
Marjorie Lajoie

Marjorie Lajoie a livré une performance majeure en danse sur glace dans l’épreuve par équipes du patinage artistique aux Jeux d’hiver de Milano Cortina 2026, installant le Canada dans le peloton de tête après la première journée de compétition. Avec Zachary Lagha, la Québécoise a obtenu un score de référence de saison et a limité l’écart avec les duos les plus dominants du circuit, au moment où chaque point compte pour accéder à la finale par équipes.

La prestation, présentée vendredi 6 février 2026 (heure de l’Est), a été l’un des signaux les plus encourageants pour la délégation canadienne dans un format où la régularité et la gestion de la pression pèsent autant que l’explosivité technique.

Un segment qui change le tempo du Canada

En danse sur glace, le duo Lajoie–Lagha a placé la barre haut en combinant une base technique solide à une exécution propre sur les éléments clés. Le score, supérieur à ce que l’équipe avait montré plus tôt dans la saison, a offert au Canada un coussin précieux dans la course au classement général de l’épreuve par équipes.

Dans ce format, les nations cherchent rarement à “gagner un segment” à tout prix; elles veulent surtout éviter la contre-performance qui coûte cher. La sortie de Lajoie et Lagha a fait exactement cela: elle a sécurisé des points et, surtout, a donné au Canada une lecture claire de son potentiel réel face aux favoris.

Danse sur glace (épreuve par équipes) Score
États-Unis 133,23
Italie 124,22
Canada (Lajoie / Lagha) 120,90

Ce que la performance dit de Lajoie et Lagha

Le message envoyé est double. D’abord, le duo montre qu’il peut rester dans l’aspiration des meilleures équipes mondiales quand l’exécution est propre, sans pertes sur les transitions et sans hésitation dans les séquences de pas. Ensuite, il confirme que leur profil — vitesse, précision et musicalité — se traduit bien dans un contexte olympique où les détails deviennent visibles au moindre ralentissement.

Lajoie et Lagha arrivent à ces Jeux avec l’expérience d’un cycle complet, et cela se voit dans la façon dont ils gèrent les moments “à risque” d’un programme: les entrées, les changements de direction et la synchronisation sur les rotations. Dans l’épreuve par équipes, où l’on patine aussi pour un collectif, cette maturité pèse lourd.

L’épreuve par équipes, un piège à nerfs

Le patinage par équipes aux Jeux n’est pas qu’une addition de scores: c’est un exercice de timing et de stratégie. Une nation peut gagner un segment et tout de même se retrouver sous pression si une autre discipline laisse échapper des points. À l’inverse, une performance “propre” mais pas spectaculaire peut être exactement ce qu’il faut pour passer la première coupe.

Pour le Canada, l’objectif immédiat est de rester dans le groupe qui se bat pour les places menant à la finale. La danse sur glace a souvent été un atout national, mais le format olympique impose une réalité: il faut empiler des résultats sans trous d’air, surtout lors des journées initiales.

Une dimension québécoise et universitaire qui attire l’attention

Au-delà de la glace, Lajoie figure aussi parmi les athlètes liés au milieu universitaire québécois mis de l’avant cette semaine avant le début des Jeux. Cet ancrage ajoute une couche de visibilité à son parcours, dans un sport où les trajectoires sont souvent faites de compromis entre entraînement, études et déplacements constants.

Cette mise en contexte renforce ce qui ressort en compétition: Lajoie n’arrive pas ici comme un “nom surprise”, mais comme une patineuse qui s’est installée dans le paysage international avec un partenaire stable, un encadrement reconnu et une progression lisible sur plusieurs saisons.

Ce qu’il faut surveiller d’ici la suite

La suite se jouera sur deux axes. Le premier est simple: maintenir le niveau d’exécution sous fatigue et sous pression, surtout si l’épreuve par équipes exige une intensité rapide et des ajustements entre les disciplines. Le second est plus technique: savoir où gagner des dixièmes sans ouvrir la porte aux erreurs — un niveau de difficulté supplémentaire mal sécurisé peut coûter plus qu’il ne rapporte.

Si le Canada reste au contact des premiers au classement global, Lajoie et Lagha auront rempli une mission essentielle: transformer une discipline traditionnellement forte en points concrets, au bon moment. Et si la dynamique se prolonge, leur segment pourrait être vu comme l’une des fondations du parcours canadien dans cette épreuve.

Sources consulted: International Skating Union; Comité International Olympique; Olympique Canada; Université Laval