Citoyenneté Américaine Aux États-Unis Divise Les Frais Et Soulage Des Milliers De Français

Citoyenneté Américaine Aux États-Unis Divise Les Frais Et Soulage Des Milliers De Français

Le Département d’État a annoncé une baisse massive des frais administratifs pour renoncer à la citoyenneté américaine, une mesure qui vise à alléger le poids pesant sur les personnes vivant hors des États‑Unis. La modification réduira le coût de 2 350 dollars à 450 dollars, et touche directement des personnes concernées par la citoyenneté américaine sans vivre sur le sol américain.

Citoyenneté Américaine: Ce Qui Change

Un avis publié dans le Federal Register fixe la nouvelle tarification, qui entrera en vigueur le 13 avril 2026. Le montant des frais consulaires passe de 2 350 $ à 450 $, une diminution de plus de 80 % qui rétablit le niveau appliqué en 2010 quand ces frais avaient été instaurés pour la première fois. L’administration justifie la perception d’un tarif antérieur par la charge de travail liée aux procédures consulaires nécessaires pour valider une renonciation.

La procédure pour obtenir un certificat de perte de nationalité demeure formelle et exige plusieurs étapes: deux entretiens distincts avec des agents consulaires, une enquête de moralité et une prestation de serment. Le processus peut durer plusieurs mois, selon les précisions fournies sur la démarche.

Pourquoi la mesure vise les « Américains accidentels »

La réduction des frais a été saluée par les groupes qui défendent les personnes titulaires involontaires de la nationalité américaine. Ces « Américains accidentels » possèdent la citoyenneté américaine sans avoir nécessairement vécu aux États‑Unis, mais restent soumis à des obligations fiscales et administratives américaines en raison de leur statut.

Le régime fiscal fondé sur la nationalité impose à ces personnes de déclarer leurs revenus au fisc américain. La mise en œuvre de la loi FATCA en 2014 a contraint les institutions financières étrangères à signaler les comptes détenus par des personnes désignées comme américaines, ce qui a parfois conduit des banques à refuser des clients concernés pour éviter les obligations additionnelles.

Réactions, historique et conséquences pratiques

L’Association des Américains Accidentels (AAA) a salué la décision. Le président de l’association, Fabien Lehagre, a qualifié la réduction de « première victoire concrète » pour les personnes concernées. L’organisation considère que la mesure couronne des années de mobilisation pour réduire un obstacle financier à l’exercice d’un choix personnel.

Avant 2010, renoncer à la nationalité américaine était gratuit; l’introduction de frais avait changé cette pratique et, pour beaucoup d’intérêts concernés, représentait un frein important. La baisse annoncée est présentée comme un retour partiel aux modalités antérieures et comme une réponse aux difficultés que rencontrent les bi‑nationaux et personnes nées à l’étranger avec un lien juridique aux États‑Unis.

Ce que cela change pour les intéressés et la suite

À court terme, la baisse des frais devrait faciliter l’accès à la renonciation pour des milliers de personnes, en particulier en Europe. La procédure elle‑même reste inchangée sur le plan administratif et temporel: les entretiens, l’enquête de moralité et la prestation de serment demeurent requis et la finalisation peut prendre plusieurs mois.

Les autorités américaines ont présenté la réforme comme un ajustement tarifaire. Pour les concernés, l’allègement financier retire un obstacle concret, mais n’élimine pas les conséquences juridiques et fiscales liées à la perte de la nationalité. Les acteurs associatifs appellent désormais à suivre la mise en œuvre pratique de la mesure et ses effets sur l’accès aux services bancaires et la charge administrative pour les personnes nées ou liées légalement aux États‑Unis.